mercredi 29 août 2007

Abre los ojos


Ce n'est jamais bien agréable de se réveiller le matin, surtout au classique son inhumain du beeeeep beeeeep beeeeep des réveils d'aujoud'hui. La radio peut-être une bonne alternative, mais cette option implique une certaine part de hasard qui fait trop souvent flirter la programmation du réveil avec la roulette russe. Être réveillé par une pub n'est pas très agréable mais ça passe encore. Tomber sur des infos est aussi un peu risqué car il n'y a que si la news est bonne que le réveil est vraiment positif. Dans le cas d'une mauvaise nouvelle la journée commence mal, mais les dégâts sont moindre car on finira par passer à autre chose. La pire option, la seule balle du barillet, celle qui flingue la journée à coup sûr, est sans conteste LA mauvaise chanson. A elle seule elle fait exploser la quiétude du dormeur, éradiquant du même coup tous les bienfaits de la nuit et emportant avec elle toute chance de retrouver cette paix intérieure, si importante dans ces premiers instant du jour. Pire, la mauvaise chanson, comme une arme bactériologique à diffusion lente infestant un à un chaque neurone, continue de ruiner le cerveau de sa victime toute la journée, allant même parfois jusqu'à l'empêcher de s'endormir le soir venu.


Lors de notre arrivée, nous avons dû acheter un réveil, c'est conscient de cette dure réalité que nous avons effectué notre choix, judicieusement, afin d'éviter au maximum l'issue fatale. Stéphanie étant équipée d'un ipod, nous avons opté pour une station d'accueil-radio-réveil pour ipod. Miracle de la technologie, cet appareil nous permet choisir LA chanson qui nous accueillera dès potron-minet.


Ce matin, Noémie venait à 9h30 pour chercher des meubles laissés en dépôt chez nous. Avant de me coucher je règle donc l'heure de réveil et choisi le titre Black Swan de Thom Yorke. J'éteins ensuite la lumière, d'avance heureux de ce que nos oreilles entendront dans quelques heures. La lumière bleue de la station inonde la chambre, la fenêtre ouverte laisse passer un léger souffle d'air frais... la nuit peut commencer.


7h, une division blindée défile dans la chambre ! Enfin non, ça doit être les éboueurs devant la maison. Au bout de dix minutes, je me demande pourquoi ils sont encore devant notre porte. On a qu'un sac à moitié rempli, ils prennent un café ou il faut que je mettes moi-même les déchets dans la benne ? Attendez, on est mardi, c'est pas le jour des poubelles... Ben alors c'est quoi tout ce raffut ? En plus du vacarme des camions, il y a un régiment de marteaux qui vient de débarquer sur le toit. Bonne initiative de Stéphanie : fermer la fenêtre. On s'entend mieux. 7h30, toujours autant de bruit, je vais jeter un oeil. Deux camions dont un qui fait du bitume, une échelle et une équipe de gars en plein travail. Ils refont la toiture. Sympa. Complètement assommé je me réfugie dans mon lit. Thom Yorke aura beau faire de son mieux, je ne l'entendrai pas à 8h, et c'est Stéphanie qui me réveillera une demie heure après. Petit dèj' bien agréable, mais si on ajoute en plus le bruit et l'odeur (de bitume), là le dormeur il devient fou ! Bon je vous rassure, il n'y avait pas trop de vapeur de goudron, ça sentait surtout le bon café Tim Hortons et ces travaux intempestifs n'ont eu aucune incidence sur le beurre de cacahuètes étalé sur nos bagels.


Au final, nous sommes prêts à l'heure et No' arrive elle aussi à l'heure, mais pas à celle de Montréal... puisqu'elle n'apparaitra qu'à 11h30. Peu importe, à 12h elle est repartie et nous décollons direction le centre ville pour travailler notre recherche d'emploi. Nous prenons le métro et en profitons pour faire nos fameuses photos d'identité. 3$ les 4 en noir et blanc, c'est parfait, pas besoin de mettre plus pour passer pour des abrutis. Le photomaton, à l'ancienne, n'a pas d'écran de contrôle. On prend les photos et la surprise arrive au développement. Heureusement que ce n'est pas pour un visa car on ressemble à deux rescapés de la bande à Baader !



Demain nous allons passer au Consulat déposer nos photos pour enregistrer notre présence sur le territoire et obtenir la carte consulaire. On emporte nos vrais papiers avec nous et un peu de cash, au cas où ils nous prendraient vraiment pour des ennemis publics en cavale...


3 commentaires:

DAN a dit…

C'est con, tous tes lecteurs vont le lire. Simplement, je suis d'accord avec Dimitri, il existe des "livres" d'auteurs connus qui ne peuvent pas rivaliser avec ta prose. Quand je pense que tu fis cela en 1/4 heure et que moi j'ai essayé depuis des jours.

DAN a dit…

Re moi, le tu fis n'est pas volontaire. C'est une question de vue et de doigts trop ....

Montreal Chronicles a dit…

Merci c'est sympa, mais je me dois de tempérer un peu ce commentaire, car rien que pour la relecture, ça me prend déjà plus d'un quart d'heure !