Vendredi soir, 21h, plus une goutte d'eau dans le frigo. Bon c'est sûr que cette situation n'a rien de très inquiétante pour ceux qui vivent dans des pays au climat tempéré et où il n'y a qu'à ouvrir la fenêtre pour avoir un peu d'eau, mais ici ce n'est pas la même limonade. En effet, ce vendredi a été plutôt équatorial. 27°C, 79% de taux d'humidité, température ressentie 37°C précisait le site de la météo locale. Ni une ni deux, expédition ravitaillement à la supérette la plus proche pour renouveler notre stock d'eau. Au coin de la rue nous tombons sur un gros chat noir particulièrement affectueux. Il cours vers Stéphanie comme s'ils se connaissaient depuis des lustres. Elle discute une minute avec lui et nous reprenons la route... escortés par le chat. Il assure notre protection pendant une centaine de mètres puis s'arrête, comme arrivé à la limite de sa juridiction. Nous allons acheter notre bouteille et le retrouvons au même endroit à notre retour. Il reprend sa mission et nous raccompagne alors jusqu'à notre porte. Par soucis de professionnalisme, il pousse même jusqu'à entrer pour inspecter l'appartement. Il grimpe partout, analyse chaque recoin puis s'étale de tout son long sur un meuble pour roupiller un peu. Trois heures après, son tour de garde terminé, il sort tranquillement par la porte de la cuisine.
Samedi soir, 22h, pas une seule glace dans le frigo. S'il a fait moins lourd, on en a pas moins envie d'une bonne glace. Nous enfilons nos tongs et faisons route vers le glacier le plus proche. En chemin nous retombons sur le fameux security-cat. Il nous accueille encore en grandes pompes et comme la veille, il nous suit un moment puis s'arrête. A notre retour, il reprend une nouvelle fois notre escorte et rentre chez nous comme si c'était chez lui. Il s'installe sur le canapé, puis sur les genoux de Stéphanie. Et ça miaule, et ça ronronne, et ça visite encore un peu par-ci par-là, si bien qu'une fois arrivé sous le lit, la fatigue le terrasse et il s'endort profondément pendant que nous regardons un film. Installé sur le lit, je subis le même sort que le chat, je suis assommé par le marchand de sable et avalé par mon oreiller. A mon réveil, le film est terminé, mais le chat dors toujours, il n'a pas vu que son service était terminé. Désolés de ne pas être équipés des infrastructures nécessaires à l'accueil de ressortissants félidés, nous sommes contraints de le reconduire à la frontière. Il restera un moment dans la petite cours puis disparaîtra dans la nuit noire et obscure.
Dimanche soir, de retour d'une virée dans un restaurant végétalien avec Anaïs (la française avec qui nous étions allez à Jean Talon) et Sylvain, son québécois de cheum, nous n'avons pas revu notre chat. Nous sommes rentrés seuls, à la merci des écureuils, chats errants et autres dangers mortels qui rendent notre rue particulièrement mal famée.
Voici quelques photos de notre Bodyguard...
2 commentaires:
Ce chat est impressionnant. Je pense qu'il vaut mieux être de son équipe dans le quartier.
Ce chat a une bonne petite tête.HiHiHi.
P.S: Je suis bien rentrée merci ^^
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