jeudi 9 août 2007

Plus fort que 24H !

7 août 2007

5h30
Le réveil sonne. L'unité doit être parée au départ dans 90 minutes. Une douche, un Benco, une ultime vérification des paquetages et tout le monde dehors.


7h15
L'esquade est dans le véhicule de transport de troupes avec armes et bagages. Nous partons vers un aéroport de campagne où nous attend le vol CRL900 qui nous conduira à Montréal.

9H30
Arrivé à l'aéroport avec un peu d'avance, deux heures en fait. Nous repérons les lieux, et passons au ravitaillement. Café, muffins, nous devons prendre des forces.

11h00
Nous effectuons une première mission. Un groupe dont je fais partie va inspecter le parking pendant que le second, plus téméraire, se charge de ce véritable champs de mine qu'est le premier étage et ses boutiques.

11h15
Le Lieutenant Dan m'envoie retrouver l'autre équipe en vue de la seconde mission : L'enregistrement. L'équipe en question a subi quelques impondérables, les filles ce sont perdue dans l'immensité aéroportuaire. Elles arrivent cependant au point de ralliement. Commence alors la phase dite "d'immersion".


11h45
Avec S, mon binôme, nous infiltrons la file du groupe fanatique "ceux qui attendent". La tension est presque palpable. Je ne le sais pas encore à cet instant mais S est armée. Elle conserve cependant un calme olympien. Le temps semble ralentir, mais nous tenons le coup sans être démasqués. Nous passons facilement le premier barrage. Ma légère surcharge pondérale, enfin celle mon sac, retarde quelque peu l'enregistrement. Nous négocions donc avec l'autochtone et en échange de quelques billets, nos sacs sont envoyés en soute. Nous continuons notre progression.


12H50
Nous abandonnons la compagnie pour continuer seuls. Arrive le passage des portiques. Avec une petite pensée pour Michael Scofield, nous déposons nos sacs et effets personnels dans un bac en plastique. Sur l'écran de contrôle, les deux préposés s'attardent un des sacs de S. Pour la première fois depuis longtemps, j'ai peur. A l'heure de la phobie terroriste, S n'a pas pu s'empêcher d'emporter une arme. Discret, maniable et surtout terriblement efficace, les ciseaux de broderie sont ses outils de prédilection. S joue en effet du ciseau comme personne, ce qui lui a d'ailleurs valu son surnom : « Serial Brodeuse». Les employés de l'aéroport ne veulent pas jouer aux héros pour 8€ de l'heure, ils nous laissent passer.

14h15
Ceintures bouclées, tablettes relevées, sièges redressés, nous décollons pour un vol qui durera 7H40. Pas de serpents dans l'avion, aucun terroriste, pas même un gremlins sur l'aile que nous voyons à travers le hublot. Le vol se déroule sans encombre, S a résisté à ses instincts couturiers
.


Attention : changement de fuseau horaire.


16H00 heure locale (22H00)
Décalage horaire oblige nous arrivons à 16H00, soit 22H00 heure française. Nous passons la douane et le service d'immigration sans problème.


16H45 (22H45)
A la sortie, notre contact, N, n'est pas là. Nous appelons notre base arrière à Morthomiers et apprenons que N a été retenue par les autorités locales. Elle est victime d'une machination gouvernementale visant à l'empêcher d'entrer en contact avec nous. Piégée, elle doit répondre devant un tribunal d'exception pour le chef d'accusation suivant : circulation à bicyclette dans une zone piétonne.


17H15 (23H15)
Nous nous engouffrons dans un taxi et quittons l'aéroport en direction de notre nouveau Quartier Général où nous attend N.


18H00 (0h00)
N est sur place. Nous découvrons notre QG.


18H30 (0h30)
A peine le temps de poser nos sacs que nous partons reconnaître le terrain. Direction l'Olympico pour notre premier café italien.


19H30 (1h30)
Nous avons une tonne de questions à poser à notre informateur. Elle a toutes les réponses, mais déphasés par le décalage horaire nous peinons à tout enregistrer. Nos investigations nous mènerons ensuite dans divers endroits stratégiques où nous pourrons nous fournir en pâtisseries et bières artisanales.


22H30 (4h30)
Nous sommes de retour au QG. Nous ouvrons nos sacs et rangeons une partie de nos affaires.


0H30 (6h30)
Nous sommes « debout » depuis 25H. Jack Bauer et John MacLain peuvent aller se rhabiller, idem pour les docteurs Green, Benton et Ross. Nous, on va se coucher.


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