En voilà un titre impressionnant ! Bon, j'avoue ne pas avoir vu ce film de Ang Lee avec Kevin Kline et Sigourney Weaver, ou alors juste le passage de la tempête de glace en zappant sur le satellite, enfin bref. À mettre des titres de film à chaque billet, je suis bien obligé, de temps en temps, d'en placer un que je ne connais qu'en partie, voir que de nom. Je vous rassure, comme toujours il y a bien un lien avec l'article du jour, mais ce n'est pas pour une raison météorologique. En effet, ici il fait toujours aussi beau, ensoleillé, avec 26° au compteur. Quand je repense à ceux qui nous ont tant dit que nous partions pour le territoire de l'hiver où, comme à Clermont-Ferrand, la neige recouvre tout 365 jours sur 365... Je me marre un peu.
Non, si j'ai utilisé ce film c'est simplement en lien avec notre occupation du jour. Pour tout vous dire, si j'étais un peu moins étourdi, vous auriez même eu droit à des photos, mais au moment d'appuyer sur la détente, je me suis aperçu que je n'avais pas de cartouches. Pas de carte-mémoire, pas de photo. Dommage, mais vous aurez quand même droit à un petit résumé.
Ce matin, mercredi, comme quand on était petit, on est resté au lit. Après notre petit déjeuné, avalé en regardant deux épisodes de The Office que nous nous sommes auto-rediffusés pour la enième fois en attendant la nouvelle saison (vivement le 27 septembre), nous avons vaqués à diverses occupations. Le professeur a répondu à quelques annonces avant de reprendre ses travaux, et moi je suis allé chercher le courrier. Ça m'a bien pris 30 secondes, ensuite j'ai fait ce que font pas mal de gens qu'ils n'ont rien à faire... c'est à dire pas grand chose. Une fois que le professeur a de nouveau été disponible, nous avons décidé de faire quelque chose de notre peau. Nous ne sommes à Montréal que pour un an et il fait beau et chaud, bref les conditions étaient réunies pour une petite ballade.
Nous sommes à deux pas du parc du Mont Royal, situé sur ce que les locaux appellent : la montagne. Le Mont Royal est une énorme colline du haut de laquelle on a une vue imprenable sur la ville. Le parc est une partie de cette espace de nature au coeur de la Montréal. Pour les curieux, je vous invite à jeter un oeil ici : Mont-Royal-infos et ici : Mont Royal-image.
« On ira, où tu voudras quand tu voudras... » disais ce bon vieux Joe, mais l'été indien (qu'on nomme ici l'été des indiens) reste pas mal chaud et il était hors de question de prendre l'itinéraire à la légère. En bon castor junior, je n'avais pas l'intention de prendre le risque de subir la chaleur trop longtemps. Oui bon, c'est vrai que 26° c'est pas la vallée de la mort, mais un léger sens du drame apporte toujours un peu de piment dans les histoires, alors pourquoi s'en priver. Le parc n'est pas loin mais en choisissant les bonnes trajectoires nous avions moyen de faire d'une pierre deux coups, soit déguster une bonne glace ET profiter des étendues verdoyantes du parc !
On ferme la porte et direction Dairy Queen (DQ) pour la première étape de notre périple. DQ est une sorte de fast food, sauf qu'à la place des hamburgers, on y trouve des glaces, ou plutôt de la glace. Oui car en fait DQ ne propose qu'un type de crème glacée, neutre et à base de lait, dans l'esprit des sundaes de l'oncle Ronald. Attendez, ne criez pas de suite à la déception, vous vous doutez bien que si on y va, ce n'est pas que pour le plaisir de marcher. Quand je dis neutre c'est que la crème glacée de DQ n'est pas surchargée en arôme vanille ni en sucre pour une bonne raison : le goût est dans ce qu'on y rajoute ! Je ne vais pas vous faire le détail de la carte de DQ, mais simplement vous dire ce pour quoi nous avons opté : Le Blizzard-banana-cheese-cake ! Bon en fait, on était venu pour le Blizzard-Tarte-à-la-crème-à-la-banane, mais il n'y avait plus de brisures de tarte alors on les a remplacés par des morceaux de cheese-cake. La recette est simple, dans un gobelet on met de la crème glacée, une demie banane en rondelle, de la sauce banane, des morceaux de tarte (quand il y en a) et on touille le tout avec la machine spéciale. Ce tourbillon glacée, c'est le blizzard (d'où le titre !) ! À mon avis, c'est aussi la version originale du Mc Flurry, du moins à l'époque où on était pas obligé de touiller nous-même avec notre cuillère pour remuer le tout. Il y a un paquet de combinaisons plus folles et gourmandes les unes que les autres, mais le blizzard n'est pas la seule spécialité. Il y a aussi les coupes avec de monstrueux morceaux de brownies et de bons vieux cornets qui sont remplis de glace, puis trempés dans le chocolat fondu, qui se solidifie ensuite au contact de la glace pour faire une petite croute qui ... mais je m'égare. Je passe sur les portions qui, comme tout ici, sont plutôt généreuses, à tel point que je ne prend même pas le risque de commander autre chose que la plus petite (en tous cas pour le moment).
Notre assurance vie en main, nous nous dirigeons ensuite vers le parc pour nous immiscer dans la peau d'un étudiant. Les universitaires viennent en effet de reprendre les cours et en fin d'après midi, c'est le moment ou beaucoup décompressent. Le monde se divise alors en deux catégories. Les sportifs, qui jogguent dans leurs plus beaux shorts, et les oisifs qui siestent sous les plus beaux arbres. Pour s'adonner à leur activité favorite, et bien que diamétralement opposés, tous se retrouvent pourtant dans un seul et même endroit : le parc Mont Royal. Nous devions nous aussi choisir notre camps, mais n'ayant pas pensé à prendre notre short, nous étions bien obligé de nous joindre à celui des oisifs.
Le reste est plutôt facile à imaginer. Nous mangeons notre glace sous le regard intrigué des écureuils, profitons un moment de la fraicheur de l'herbe et de l'ombre des grands arbres, puis nous rentrons chez nous en suivant les joggers qui nous dépassent grâce à leurs chaussures de compétitions.
Comme je le disais, je n'ai pas de photos de tout ça, mais pour ne pas vous abandonner comme ça, voici un petit cliché de notre cours vue du ciel, ainsi qu'une petite image qui annonce la fin de l'été.
1 commentaire:
bon ça va Jimmy, tn sadisme n'a pas de limite. arrêtes tes descriptions de desserts idyliques qui ns font saliver; c'est comme ci on y était.. quelle frustration!!!!
penses à ceux qui sont au régime, pense a moi, à ce pauvre Benoit....
bises sucrées
maman
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