10h, j'arrive donc à mon poste. La cuisine avait mis les bouchées double dès 7h pour que tout soit prêt pour l'arrivée de la presse à 9h. L'escouade a mis l'accent sur la présentation en rivalisant de créativité. Une citrouille arbore un sourire radieux et des yeux malicieux (j'apprendrais plus tard que Stéphanie est l'auteur de ce petit lifting), le saumon est paré d'exotiques palmiers d'oignons verts, des bouteilles de vinaigres balsamiques et de vins ont fait leur apparition sur les étagères d'habitudes recouvertes de contenant et autres couvercles et j'en passe. Exceptionnellement les plats sont sur le comptoir, expropriant notre caisse enregistreuse à l'autre bout du plan de travail, aux côtés de la trancheuse et du stand à sandwiches, eux aussi momentanément expatriés. Je croise le Chef qui, du jamais vu, porte sa toque officielle ! Tout le monde s'affaire, enfin presque. C'est surtout l'équipe de télé qui se remue le plus pour installer tout son petit fatras de supports, micros, projecteurs et autres équipements à haute teneur en câbles et fils en tous genres. Les cuisiniers, sur le qui-vive, ne pouvant pas trop se lancer dans des préparations complexes se voient obligés de s'occuper en coupant des poivrons et des échalotes à n'en plus finir, histoire de ne pas rester sans rien faire. Josée, toujours entre deux feux, jongle entre l'équipe TV et la gestion de la boutique pendant que les bouchers bouchent et que les charcutiers attendent. Ben oui, notre espace kidnappé, nos outils partiellement disponibles et nos viandes difficilement accessibles, nous sommes bien obligés d'attendre qu'on nous laisse à nouveau exercer notre art à nous : le service !
Bref, les intermittents du spectacle télédiffusé en finissent avec leur préparatifs et commencent à trimballer leur oeil électronique dans la cuisine, en commençant bien sûr par la jolie cuistot récemment parachutée de France. C'est dans la boite ! La suite du reportage n'a pas vraiment d'importance, le plus beau plan est déjà filmé. À peine deux mois après sont arrivée, Stéphanie passe déjà à la télé, si c'est pas de l'intégration ça !
Le reste de la journée se passe on ne peut plus normalement, le samedi aussi. Dimanche ? Là c'est une autre paire de manches... et j'ai bien peur qu'il ne vous faille attendre le prochain bulletin pour en savoir plus. En attendant, je vous propose un petit jeu. Une paire de chaussures bien spécifique vient de sortir du placard pour rejoindre notre cheptel. Elle vous donne un indice sur l'évolution de la température. Saurez-vous retrouver la retrouver ?
2 commentaires:
Bravo pour l'artiste!
Pour la paire de chaussures c'est trop facile. Elle est au milieu, "des tongs bleus"!
Quand je dis bravo l'artiste, il il a plein de choses derrière que seule cet enfant de la balle qui s'ignorait a la faculté de comprendre. Je dis ça pour les voyeurs qui lisent mais ne commente presque jamais..
Je ne comprends d'ailleurs toujours pas pourquoi cette montée à la lumière des projecteurs ne s'est pas produite plus tôt.
Je sais que ce n'est pas mon BLOG mais au moins j'en profite.
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