Je passe donc voir les cuisiniers en plein travail et me renseigne sur l'heure à laquelle la pause lunch de Stéphanie est programmée. Apparemment j'ai une bonne heure devant moi. Un rapide crochet à la banque, je dépose ma fraîche et scrute l'horizon en quête de l'éclat argenté des boutons de manchettes de notre Remington Steel de la finance, mais il n'est pas là. Un petit tour chez Winners pour m'acheter quelques fringues et je retourne chez Latina. J'y vais lentement car j'ai le temps... et parce que le chemin de retour est un tantinet en montée et avec le vent, ce n'est pas une partie de plaisir. Le Mont Royal porte bien son surnom : La Montagne. Je fais un bout de route à pied. Des écureuils observent et semblent commenter mon passage : Lui, c'est le charcutier, il revient de sa banque, il se dit qu'il fait beau et qu'il a bien fait de passer par le parc... Une fois sur le plateau, je remonte sur mon fier destrier.
C'est donc vers 12h20 que je pointe le bout de mon guidon sous les fenêtres de la cuisine. Au lieu d'un gentil sourire illuminant le visage de ma blonde, c'est un regard fou d'inquiétude qui m'accueille : « T'étais où, tout le monde te cherche, tu travailles aujourd'hui, on est en plein rush, dépêche toi ! ». Tel Zorro version Justin Bridou, j'attache ma monture en quatrième vitesse et file dans les loges passer mon costume de scène. Quelques secondes plus tard je suis derrière mon comptoir, tout de blanc vêtu, mon légendaire couteau à la main, fendant les petits pains, tartinant moutardes et mayo, découpant jambons et salamis pour avec efficacité nourrir les affamés.
Mon jour de repos n'aura finalement duré que 260 minutes, celles qui ce sont écoulées entre mon réveil et mon retour sur le pont. Cela dit, la journée est passé assez vite et, comme je m'étais programmé pour un day-off, je n'ai pas vraiment eu l'impression de travailler. Cerise sur le gâteau, en sortant à 20h30, je savais qu'il ne me restait pas 1 jour de repos mais 2 !
Le premier vient de s'écouler, tranquillement. J'ai alterné balades à vélo et repos à la maison en passant de temps à autre à Latina en attendant la pause de Stéphanie. À l'appartement, je retrouvais systématiquement notre amie Gnocchi installée sur le perron. Le chat attendait patiemment qu'on lui ouvre la porte pour entrer casser la graine ou piquer un petit roupillon sur la table, pendant que je roulais à fond les ballons sur l'autoroute de l'information. La preuve en images...
3 commentaires:
Je pensais que maman aurait passé le message ce matin à la vue de cette "superbe créature", car en effet elle m'a téléphoné à 7h20 pour m'annoncer que je devais faire des heures sups pour payer la pitances au nouveaux venus. Lamaman chat, mère de DEXTER a rappatrié ses deux nouveaux rejetons.
Au secours......
non je n'ai rien dis car malgré leur âge( 2 mois environ) j'espére qu'ils ne resteront pas longtemps ds le monde des vivants
pour info ceux là sont du côté père ils sont gris et blancs
avis aux lecteurs du blog ils sont à adopter
et un et deux et trois, y a pas qu'au foot qu'on sait compter, 1 troisième laron, pardon chaton vient d'être livré sur notre terrasse
que va t on devenir??
MAMAN
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