jeudi 11 octobre 2007

Frantic

A lalalaaa ! Déjà une semaine et pas un mot de publié ! Une fois de plus milles excuses amis lecteurs mais décidément, je ne trouve pas le temps en ce moment. Je termine tard donc je rentre tard et, quand je suis de repos, je profite des derniers jours de soleil au guidon de mon bicycle. Du coup, tout ça empiète sur mon temps d'écriture, vous laissant seuls, livrés à vous-mêmes dans le silence internetal. Rassurez-vous, ou pas, le temps change et la température commence à dégringoler. C'est vraiment étrange car jeudi dernier je me disais justement qu'avec plus de vingt degrés en octobre, il était difficile de croire en cette fameuse légende selon laquelle les premiers flocons arriveraient en novembre et puis finalement... Alors que la semaine passée nous surfions encore aux alentours des vingt degrés, nous avons maintenant plongé sous la barre des quinze. Le soleil se montre plus radin et la pluie s'est invitée, discrètement. L'appel du vélo se fait moins irrésistible et la chaleur du foyer plus douce et confortable.


Cet hiver que tout le monde nous a présenté comme LA vraie épreuve d'intégration, commence à devenir une chose un peu plus concrète (bien qu'encore assez éloignée). Certes. Nous n'avons cependant pas peur, nous sommes même plutôt impatient. Ces quelques signes avant-coureurs, loin de nous inquiéter, excitent en effet notre curiosité. Si l'on en croit les québécois avec qui nous en avons parlé, la partie la plus dure à vivre n'est ni le froid ni la neige, mais la longueur. L'hiver serait donc plus une épreuve d'endurance qu'une épreuve de résistance, ou alors psychologique. Intéressant.


Bien. Pour ce qui est du tout venant, disons que tout fonctionne bien. Le travail est toujours aussi agréable et la vie montréalaise aussi. Le temps passe et on commence vraiment à se sentir chez nous de ce côté de l'atlantique. On a nos habitudes, nos petites adresses, bref on ne regrette pas le déplacement. La vie nous paraît si simple ici qu'on se demande vraiment pourquoi nous n'avons pas traversé plus tôt.


Pour ceux qui se posent la question, nous n'avons pas encore pris l'accent mais, petit à petit, nous québéquisons notre langue. Nous apprenons puis employons des nouveaux mots, intégrons des expressions locales et utilisons des tournures spécifiques... non sans mal. En effet, la langue québécoise ne se limite pas à quelques jurons à dominante ecclésiastique et à un accent disons, personnalisé. Il s'agit d'un univers particulier, à la fois mélodieux et imagé mais aussi pratique et parfois... incongru. Je ne vais pas vous faire une liste de mots même si ce serait drôle, mais je vais simplement vous parler de ce que Stéphanie et moi appelons la fameuse tournure du TVT : Tu Veux Tu. Ici, le vouvoiement est plutôt rare et participe à l'atmosphère amicale du pays, mais le TVT demeure quelque chose que nous peinons à maitriser complètement. Précisons.


Lorsque quelqu'un vous demande quelque chose il emploie le plus souvent une expression comme celle ci : Est ce que tu veux tu un verre ? Est ce que je peux tu vous aider ? C'est étrange mais on peux encore comprendre à peu près comment ça marche, bien qu'il soit quasi impossible de déterminer d'où ça vient. Si le québécois utilise pas mal d'expressions directement traduites de l'anglais vers le français, le TVT n'en fait pas partie. Là où cela se complique c'est quand on entend des expressions comme celle utilisée par un collègue me demandant, à propos de Stéphanie : Est ce qu'elle a tu une bicyclette ? On a d'abord pensé que le tu se retrouvait là pour marquer une forme interrogative, mais apparemment ce n'est pas la cas puisqu'il nous semble qu'il est aussi utiliser dans des phrases plus classiques. Non vraiment, c'est une énigme sur laquelle on planche et qui nous paraît nettement plus difficile à percer que l'origine mystérieuse de certains plats locaux comme la célèbre Poutine !


J'en profite pour vous offrir cette photo de poutine. Je l'ai trouvée sur internet, elle représente bien la forme la plus courante de cette spécialité.


4 commentaires:

DAN a dit…

Merci,
ça fait du bien en fin de semaine.

Anonyme a dit…

eh bien quand même des nouvelles!!!! attendre 8 jours pour avoir la suite du feuilleton c'est trop!!

bon Benoît est battu, avec son" en vs remerciant" il y a "mieux" au canada

Anonyme a dit…

ça y est, enfin !!!!le nouvel épisode du 5454 ? non la première faute de conjugaison ! je n'y croyais plus après 2 mois! jimmy, tu commences a perdre ton français ! calisse, tabernacle !

Anonyme a dit…

Eh salut je viens de lire votre blog c'est sympa, ça a l'air de bien se passer à Montréal (t'aimes tu ça le québec ?!). Bises à tous les deux - Christelle.