vendredi 31 août 2007

Menteur, menteur

J'entends d'ici les mauvaises langues qui nous traitent de menteurs. "Z'avaient dit que ce serait mieux aujourd'hui et rien ! Que dalle. Nada. Nib. ' nous ont bien mentis sur ce coup là !". Non non, ce n'était pas une mentrie. Disons juste que je me suis un peu trop avancé en lançant qu'on ferait mieux. N'allez pas croire à une ruse de ma part, ce n'est pas une manipulation réthorico-marketing pour mettre votre cortex en attente d'information, assurant ainsi un substantiel trafic sur le blog. Ps du tout. Si j'ai ainsi teasé le billet du jour c'est simplement qu'on avait l'intention de vous concocter un petit reportage sur le quartier. Exceptionnellement l'habituel quintal de mots aurait laissé place à la pertinence des images... un régal. Mais voilà, l'Homme, dans son infinie humanité, ne peut pas tout maitrisé. S'il est bien un paramètre qui demeure aléatoire, c'est bien la météo. Grisaille en matinée, tension orageuse le midi, tristesse nuageuse dans l'après midi, notre plan tombait à l'eau. La journée se tire on ne peut plus calmement. Après une petite crise de narcolepsie pendant le film du soir, me voici en rade de reportage, sans texte en réserve, rien dans les manches, rien dans les poches. Vers 2h du matin, je me retrouvais donc fort dépourvu, quand la rédaction fut venue.


Une nuitée la dessus et nous voici enfin de retour, mieux vaut tard que jamais !


Hier donc, la journée a été plutôt calme mais nous ne sommes pas restés sans rien faire. Stéphanie a officiellement ouvert son atelier de confection en se lançant dans la fabrication de son premier sac, destiné à Anaïs pour son anniversaire (qui était le 29). Mesure, mesure, dessine, dessine, découpe, découpe, repasse, coud, coud, repasse, ajuste, recoud, repasse... TADAAAAAAAAA !



Moi pendant ce temps j'ai réglé mon vélo, ou plutôt ma bicyclette comme on dit ici. Un coup de compresseur à la station d'à coté, un tour de clée pour lever la selle, deux ou trois autres pour ajuster la suspension et voilà. Quelques tours de pédales pour vérifier que le tout fonctionne et c'était bon.


Là il fait beau, je vais aller chercher un antivol et je serai paré pour partir à l'aventure... ou simplement aller chercher une paire de baguels chez Saint Viateur pour fêter ça !


jeudi 30 août 2007

Le retour du grand blond


J'avais fait une super intro, grandiose, sur laquelle John Williams aurait pu me coller dix stères de violons. Un genre de plan séquence suffisamment alarmiste pour faire un prime sur TF1, mais sensé se finir avec une super chute, cynique et décalée à souhait. Un truc magnifique quoi, digne de Dumb & Dumber, la grande classe. Le problème c'est que la chute je ne l'ai pas. Rien à faire. Du coup, il faudra vous en passer. Désolé. Bon, il faut dire que j'ai des circonstances atténuantes. Oui, aujourd'hui n'a pas été une journée des plus funky. Tout avait pourtant bien commencé. Pas de panzer devant la fenêtre, Thom Yorke qui nous réveille comme prévu... On aurait dû sentir que ça allait mal tourner.


Céréales, lait, café, douche, habits et départ pour le centre ville. Nous avons rendez-vous à 10h dans un organisme pour avoir des infos sur la recherche d'emploi, l'optimisation du CV et tutti quanti. Métro, un peu de marche et nous y sommes. Les rendez-vous sont expédiés en une heure. On nous a donné un tas de conseils, des adresses, des contacts. Parfait. Ils ne nous ont pas retenus trop longtemps, il est 11h, la journée est à peine commencée, il nous reste donc beaucoup de temps devant nous.


Motivés, nous filons au Consulat de France qui est à deux pas. Ce n'est pas la première fois qu'on y fait une descente. La semaine dernière nous avons été accueilli par un sympathique « 8h30 – 12H ! » fermement jappé par le portier. Ha l'agréable ton aigri du fonctionnaire français, tout un symbole. Un peu plus et on faisait une crise de nostalgie, c'est fou ce que la mémoire peut être rapide quand on utilise les bonnes ficelles ! Aujourd'hui le ton est plus jovial, il faut dire que nous sommes presque en avance, il n'est que 11h 20. Nous ne venons pas pour les cartes consulaires, mais simplement pour voir si les actes de naissances que Stéphanie a demandés à sa mairie sont arrivés. Sur le site de la municipalité, il était précisé un délai d'une dizaine de jours pour la réception des documents en France. Pas de délai pour l'étranger, il était juste mentionné que les pièces seraient envoyées au consulat par valise diplomatique . Nous sommes le 29 et la demande date du 1. Notre seule crainte est que les papiers ne soient repartis en France. Nous prenons un ticket et nous asseyons dans la salle d'attente. Je vous passe le détails de ce qui c'est passé, ou plutôt sur ce qui ne c'est pas passé. En gros, nous avons poireauté 2h30, voir plus, pour apprendre qu'ils n'avaient rien reçu. Il semble que la France ait décidé de faire tout son possible pour interférer dans le bon déroulement de ce blog. En effet, en nous retenant ainsi, le gouvernement a cassé notre motivation et considérablement atteint notre moral. Anéantis par ce temps perdu en territoire français, nous regagnons le Canada vite fait bien fait.


Au milieu des buildings, cernés par les boutiques, nous entendons clairement les sirènes du capitalisme qui nous appellent. Fermement décidés à ne pas flancher, nous nous agrippons à nos Cartes Bleues. La main sur mon portefeuille, je me souviens que j'ai quelques euros en poches. Ils ne me serviront à rien, autant les mettre en sécurité. Nous profitons donc du fait que nous sommes dans le coin, pour faire un tour chez HSBC. En stabulation semi-automatique dans la file d'attente pour le guichet, nous apercevons Bradford accueillant de nouveaux clients. Ça nous fait quelque chose de devoir partager Brad avec d'autres, mais bon. Nous ne sommes pas surpris car entre nous ça a été clair dès le début. Nous savions qu'il voyait d'autres clients, c'est juste que le voir, comme ça, en vrai, ça nous fait quelque chose. Heureusement, on ne perd pas de temps. En un quart d'heure on est sorti, tant mieux, nous fuyons l'agence.


Le reste de la journée est plutôt calme. Stéphanie trouve du tissus, j'achète un vélo dans la rue à un papy un peu chelou, et Bradford continue à ouvrir des comptes bancaires. Nous rentrons à pied (sans Brad) et arrivons complètement lessivés chez nous. A quelques minutes près le mot « lessivés » prenait d'ailleurs tout son sens, car un bon gros orage d'été a éclaté, quelques minutes après que nous ayons fermé la porte.


Affaibli par le Consulat, traumatisé notre passage à HSBC, éreinté par le retour, pas étonnant que je n'ai pas trouvé la chute de cette fameuse intro. Si seulement j'avais eu mon camescope Natachi, vous auriez au moins pu voir à quoi ressemble notre banquier plus trendy que trader. Dommage. Nous n'avons pas grand chose sous la main pour finir en image, alors voici mon vélo à 50$ (35€), c'est tout ce qu'on a à vous proposer mais promis demain on essaiera de faire mieux.



mercredi 29 août 2007

Abre los ojos


Ce n'est jamais bien agréable de se réveiller le matin, surtout au classique son inhumain du beeeeep beeeeep beeeeep des réveils d'aujoud'hui. La radio peut-être une bonne alternative, mais cette option implique une certaine part de hasard qui fait trop souvent flirter la programmation du réveil avec la roulette russe. Être réveillé par une pub n'est pas très agréable mais ça passe encore. Tomber sur des infos est aussi un peu risqué car il n'y a que si la news est bonne que le réveil est vraiment positif. Dans le cas d'une mauvaise nouvelle la journée commence mal, mais les dégâts sont moindre car on finira par passer à autre chose. La pire option, la seule balle du barillet, celle qui flingue la journée à coup sûr, est sans conteste LA mauvaise chanson. A elle seule elle fait exploser la quiétude du dormeur, éradiquant du même coup tous les bienfaits de la nuit et emportant avec elle toute chance de retrouver cette paix intérieure, si importante dans ces premiers instant du jour. Pire, la mauvaise chanson, comme une arme bactériologique à diffusion lente infestant un à un chaque neurone, continue de ruiner le cerveau de sa victime toute la journée, allant même parfois jusqu'à l'empêcher de s'endormir le soir venu.


Lors de notre arrivée, nous avons dû acheter un réveil, c'est conscient de cette dure réalité que nous avons effectué notre choix, judicieusement, afin d'éviter au maximum l'issue fatale. Stéphanie étant équipée d'un ipod, nous avons opté pour une station d'accueil-radio-réveil pour ipod. Miracle de la technologie, cet appareil nous permet choisir LA chanson qui nous accueillera dès potron-minet.


Ce matin, Noémie venait à 9h30 pour chercher des meubles laissés en dépôt chez nous. Avant de me coucher je règle donc l'heure de réveil et choisi le titre Black Swan de Thom Yorke. J'éteins ensuite la lumière, d'avance heureux de ce que nos oreilles entendront dans quelques heures. La lumière bleue de la station inonde la chambre, la fenêtre ouverte laisse passer un léger souffle d'air frais... la nuit peut commencer.


7h, une division blindée défile dans la chambre ! Enfin non, ça doit être les éboueurs devant la maison. Au bout de dix minutes, je me demande pourquoi ils sont encore devant notre porte. On a qu'un sac à moitié rempli, ils prennent un café ou il faut que je mettes moi-même les déchets dans la benne ? Attendez, on est mardi, c'est pas le jour des poubelles... Ben alors c'est quoi tout ce raffut ? En plus du vacarme des camions, il y a un régiment de marteaux qui vient de débarquer sur le toit. Bonne initiative de Stéphanie : fermer la fenêtre. On s'entend mieux. 7h30, toujours autant de bruit, je vais jeter un oeil. Deux camions dont un qui fait du bitume, une échelle et une équipe de gars en plein travail. Ils refont la toiture. Sympa. Complètement assommé je me réfugie dans mon lit. Thom Yorke aura beau faire de son mieux, je ne l'entendrai pas à 8h, et c'est Stéphanie qui me réveillera une demie heure après. Petit dèj' bien agréable, mais si on ajoute en plus le bruit et l'odeur (de bitume), là le dormeur il devient fou ! Bon je vous rassure, il n'y avait pas trop de vapeur de goudron, ça sentait surtout le bon café Tim Hortons et ces travaux intempestifs n'ont eu aucune incidence sur le beurre de cacahuètes étalé sur nos bagels.


Au final, nous sommes prêts à l'heure et No' arrive elle aussi à l'heure, mais pas à celle de Montréal... puisqu'elle n'apparaitra qu'à 11h30. Peu importe, à 12h elle est repartie et nous décollons direction le centre ville pour travailler notre recherche d'emploi. Nous prenons le métro et en profitons pour faire nos fameuses photos d'identité. 3$ les 4 en noir et blanc, c'est parfait, pas besoin de mettre plus pour passer pour des abrutis. Le photomaton, à l'ancienne, n'a pas d'écran de contrôle. On prend les photos et la surprise arrive au développement. Heureusement que ce n'est pas pour un visa car on ressemble à deux rescapés de la bande à Baader !



Demain nous allons passer au Consulat déposer nos photos pour enregistrer notre présence sur le territoire et obtenir la carte consulaire. On emporte nos vrais papiers avec nous et un peu de cash, au cas où ils nous prendraient vraiment pour des ennemis publics en cavale...


mardi 28 août 2007

Drugstore Cowboys


14h sonne en général l'heure des appels transatlantiques. Après nos communications avec la mère patrie, nous commençons une nouvelle journée. Le programme est plutôt simple : quelques lettres à écrire pour du travail, puis faire des photos d'identité. Étrangement c'est la seconde partie de notre planning qui a été la plus complexe et la plus longue. D'après nos renseignements, il était possible de faire des photos dans les photomatons, à n'importe quelle station de métro ou dans un Jean Coutu. Nous choisissons donc cette dernière solution, car plus proche de chez nous.


Commençons par vous expliquer ce qu'est Jean Coutu (prononcer Jean Cou-tsu). Jean Coutu c'est une sorte de pharmacie. On y trouve tout un tas de produits pharmaceutiques habituels, disponibles avec ou sans ordonnance, ainsi que des produits d'hygiènes tels que shampoings, gels douche et autres dentifrices. Là où on passe dans ce que l'appellerai désormais la « North American Dimension », la NAD pour le profane, c'est qu'on y trouve aussi des détergents pour la maison, de la lessive ou des fournitures scolaires. C'est tout ? Non. Continuons la liste. On trouve aussi diverses conserves alimentaires ainsi que des bonbons, mais pas ces classiques bonbons à l'eucalyptus qu'affectionnent particulièrement nos amis apothicaires, non, des M&M's aux goûts aussi inhabituels qu'alléchant comme beurre d'arachides, amandes ou chocolat noir. Dans le même rayon, il y a aussi tout un assortiment de barres chocolatées du même acabit, judicieusement entreposées à côté du frigo où trônent les sodas et autres breuvages. Je vous épargne l'inventaire exhaustif et terminerai donc en ajoutant pèle-mêle les sèche-cheveux, lecteurs MP3, appareils photos et autres téléphones. Jean Coutu n'est pas une exceptions, les « pharmacies » sont toutes sur ce modèle, plutôt étrange vu de chez nous, mais très pratique. Bref, nous passons chez Jean Coutu pour faire nos photos et on apprend que c'est 10$ pour deux photos. Un peu trop dispendieux à notre goût, nous achetons une paire de Kitkat au beurre de cacahuètes histoire de ne pas être venu pour rien, et nous dégageons, direction le métro.


Ici des photomatons il y en a plein dans le métro nous avait-on dit. Des bouches de métro, il y en a pas mal et il y en a même une près de chez nous. Avec notre crochet par Jean Coutu nous n'étions plus vraiment près de chez nous, mais la marche ça nous connait. Nous filons donc jusqu'à la station la plus proche et là, Oh Stupeur ! Pas de photomaton. Enfin si en fait, mais ils sont situés après les tourniquets. Les machines sont moins chères que les photos chez Jean Coutu, mais de là à cramer un ticket de métro juste pour prendre une photo c'est un peu stupide... d'autant que vous le savez comme moi, une photo d'identité ressemble à tout sauf à son propriétaire. Pas vraiment pressés d'avoir l'air d'ahuris, nous rentrons donc chez nous, jurant, mais un peu tard, qu'on ne nous y reprendrait plus.


Le reste de la soirée, nous l'avons passé dans notre canapé et dans son Entourage.




Une petite escapade au supermarché vers 22h pour digérer. Le temps de faire quelques courses et nous re-voici. Stéphanie est plongée dans son livre et j'écris ces lignes. Pendant ce temps, nos voisins anglophones, installés dehors, profitent de la fraicheur du soir pour descendre quelques bières en chantant du Guns n' Roses...


Take me down to the Paradise City,

Where the grass is green and the girls are pretty...



lundi 27 août 2007

Bodyguard


Désolé pour l'absence mais c'était le week-end alors je me suis offert quelques vacances loin du PC. Je pense d'ailleurs conserver cette habitude, histoire de faire des provisions de sujets et laisser le temps aux retardataires de rattraper la lecture en retard. La fin de semaine (comme on dit ici) est aussi le moment rêvé pour entrer en contact avec la France, grâce à ces merveilleuses technologies que sont la webcam et internet. Nous profitons d'ailleurs de ce billet pour souhaiter un bon retour à la suissesse et aux italiens (ils se reconnaitrons) ! En attendant, c'est lundi, alors nous reprenons l'antenne.


Vendredi soir, 21h, plus une goutte d'eau dans le frigo. Bon c'est sûr que cette situation n'a rien de très inquiétante pour ceux qui vivent dans des pays au climat tempéré et où il n'y a qu'à ouvrir la fenêtre pour avoir un peu d'eau, mais ici ce n'est pas la même limonade. En effet, ce vendredi a été plutôt équatorial. 27°C, 79% de taux d'humidité, température ressentie 37°C précisait le site de la météo locale. Ni une ni deux, expédition ravitaillement à la supérette la plus proche pour renouveler notre stock d'eau. Au coin de la rue nous tombons sur un gros chat noir particulièrement affectueux. Il cours vers Stéphanie comme s'ils se connaissaient depuis des lustres. Elle discute une minute avec lui et nous reprenons la route... escortés par le chat. Il assure notre protection pendant une centaine de mètres puis s'arrête, comme arrivé à la limite de sa juridiction. Nous allons acheter notre bouteille et le retrouvons au même endroit à notre retour. Il reprend sa mission et nous raccompagne alors jusqu'à notre porte. Par soucis de professionnalisme, il pousse même jusqu'à entrer pour inspecter l'appartement. Il grimpe partout, analyse chaque recoin puis s'étale de tout son long sur un meuble pour roupiller un peu. Trois heures après, son tour de garde terminé, il sort tranquillement par la porte de la cuisine.


Samedi soir, 22h, pas une seule glace dans le frigo. S'il a fait moins lourd, on en a pas moins envie d'une bonne glace. Nous enfilons nos tongs et faisons route vers le glacier le plus proche. En chemin nous retombons sur le fameux security-cat. Il nous accueille encore en grandes pompes et comme la veille, il nous suit un moment puis s'arrête. A notre retour, il reprend une nouvelle fois notre escorte et rentre chez nous comme si c'était chez lui. Il s'installe sur le canapé, puis sur les genoux de Stéphanie. Et ça miaule, et ça ronronne, et ça visite encore un peu par-ci par-là, si bien qu'une fois arrivé sous le lit, la fatigue le terrasse et il s'endort profondément pendant que nous regardons un film. Installé sur le lit, je subis le même sort que le chat, je suis assommé par le marchand de sable et avalé par mon oreiller. A mon réveil, le film est terminé, mais le chat dors toujours, il n'a pas vu que son service était terminé. Désolés de ne pas être équipés des infrastructures nécessaires à l'accueil de ressortissants félidés, nous sommes contraints de le reconduire à la frontière. Il restera un moment dans la petite cours puis disparaîtra dans la nuit noire et obscure.


Dimanche soir, de retour d'une virée dans un restaurant végétalien avec Anaïs (la française avec qui nous étions allez à Jean Talon) et Sylvain, son québécois de cheum, nous n'avons pas revu notre chat. Nous sommes rentrés seuls, à la merci des écureuils, chats errants et autres dangers mortels qui rendent notre rue particulièrement mal famée.


Voici quelques photos de notre Bodyguard...







jeudi 23 août 2007

Docteur No

Voici un moment que vous entendez parler de N, notre contact. Il ne s'agit pas d'un personnage créé en hommage à Ian Fleming. N est bien réelle et a même un prénom, Noémie. Accessoirement elle a aussi un nom de famille, mais je ne suis pas habilité à le divulguer ici pour des raisons que vous comprendrez. Au téléphone, Noémie répond sous le diminutif de NO, comme le Docteur du même non. Ceci est d'ailleurs assez paradoxal pour une personne qui, jusqu'à maintenant, a eu une réponse positive à la plupart des questions que nous lui avons posées (T'as pas un miroir ? Où est ce qu'on peut trouver des jeans pas cher ? T'aurais pas une table basse ? C'est quoi le meilleur plan pour internet ? ... )


Nous avons rencontré No lors de notre voyage de repérage à Montréal en septembre 2006. A l'époque nous avions séjourner dans une auberge de jeunesse alternative où elle travaillait. Nous avons gardé le contact et quand nous sommes officiellement revenu, elle nous avait déjà trouvé un appartement et tout ce qu'il faut pour mettre dedans.


Noémie est une sorte de Huggy-les-bons-tuyaux, enfin en féminin, blanc et sans la casquette. Elle ne tient pas encore de bar, mais ça ne devrait pas tarder ! En bons agents de renseignements, nous avons établis une fiche sur elle. Voici ce que nous y avons compilé.


Caractéristiques :

Taille moyenne, brune, cheveux mi-longs bouclés, yeux verts.


Informations personnelles :

Né le 19 février 19XX. A une soeur plus jeune nommée Chloé née elle aussi en Février. A passé son enfance à cueillir des Bleuets (myrtilles) à Rivière -Du-Loup (Québec).


Équipement :

Une paire de ballerines noires, une bicyclette avec un panier, une tasse isotherme blanche, une petit sac à main rouge, une grand sac en toile noir et des projets plein la tête.


Points forts :

Débrouillarde, connait tous les bons plans et n'hésite pas à les partager.


Points faibles :

Nombreuses addictions


Addictions connues (liste non exhaustive) :

Le café au lait, les meubles, la bière artisanale, la musique, récupérer des objets dans la rue, les bagels trempés dans du cream cheese, ikéa, les appartements, la bicyclette, l'épluchette de blé d'inde, les meubles, le thaï boxe, les concerts, les gens, l'Olympico et le Club Social (cafés italiens), meubler des lieux, les chats qui viennent quand on les appellent, les échanges d'appartements, trouver des meubles dans la rue, le yoga, attendre l'autobus en buvant du café au lait, lire l'horoscope du lundi dans ICI (journal gratuit), le miel (dans le thé)...



Ceux qui passeront nous voir la rencontrerons obligatoirement, impossible de la rater, elle est partout. Elle ne répond pas vraiment au nom de Docteur No mais plus à celui de "la fée des appartements". Elle aurait même une costume qu'elle réserve pour Halloween, mais on ne l'a pas encore vu... Vivement Halloween !!!



Au service secret de Sa Majesté

Un départ ça se prépare et c'est précisément ce qu'on a fait. En qui me concerne, j'ai ouvert un compte à HSBC Bourges car la banque m'offrait d'ouvrir un compte à Montréal depuis la France. Je vous passe les détails sur la paperasse remplie avant de partir et le temps passé au téléphone. Je pars tranquille, tout serait prêt à mon arrivée.


Une fois à Montréal, je prends quelques jours pour l'installation et me pointe à ma banque le vendredi suivant. Là, je suis reçu par Lucy Liu (les connaisseurs apprécieront) qui me confie à sa collègue Nada, qui m'apprend... que je suis arrivé avant mon dossier. Elle me donne sa carte et je repars.


Le jeudi suivant, je reçois un email de la banque avec un papier à signer. Je file donc à mon agence montréalaise. Johanne m'accueille et me dit que le papier ne vient pas de chez eux, où mon dossier brille par son absence. « Si vous voulez je vous ouvre un compte, c'est rapide et vous serez tranquille. » me dit elle. Je la remercie mais je vais d'abord appeler la France. Elle me donne sa carte et je repars.


Le mardi suivant (cette semaine), j'appelle Bourges pour demander l'annulation de mon ouverture de compte, toujours inexistant alors que je suis sur place depuis 15 jours. L'annulation faite j'envoie un email à Johanne qui me fait rappeller par Bradford. On joue collectif à HSBC Montréal ! Rendez-vous le lendemain à 11h30 pour l'ouverture du compte.


Stéphanie et moi arrivons à l'heure. 11H30 précises. Bradford vient nous chercher. Un peu plus jeune que nous, Bradford porte un costume ajusté et une coupe de cheveux tendance. A sa ceinture, un étui renferme un portable argenté qui va à merveille avec ses boutons de manchettes sur lesquels on peut lire ses initiales : BR pour Bradford Redcalph.

Anglophone, Brad parle très bien français, même s'il nous glisse parfois quelques termes shakespeariens tels que instantanious ou fashionable, mais cela ne fait que le rendre encore plus... classe ! Attention, pas cette classe américaine à la j'en-fais-des-caisses, non, la classe anglaise, celle qui émane des anciens 007 ou de ce cher Brett Sinclair.


Assis à côté de notre agent secret de banquier, nous écoutons ses explications limpides, signons par ci par là, et au bout d'une demie heure nos deux comptes sont ouverts. Mieux, nous repartons avec nos cartes bancaires. Brad nous fait choisir puis enregistrer nos codes secrets et c'est fini. « Si vous avez des questions, tu m'appelles » me dit Brad avant de nous saluer. Oui, le tutoiement est assez aléatoire par ici, mais venant d'un gentleman, cela ne peut être que flatteur ! Il nous donne sa carte et nous repartons.


Nous quittons Brad pour une ballade dans le centre de Montréal, mais nous l'apercevrons plus tard à la pause déjeuner, en charmante compagnie dans un magasin de bonbons. Certainement une espionne qui essayait de le faire parler !


Vous comprendrez que je ne pouvais pas emporter d'appareil photo, trop risqué. Je n'ai donc pas de photo de Bradford, mais qui sait, peut-être qu'un jour... En attendant, nous avons encore eu une sacrée journée. Pour nous remettre, en bons canadiens, nous sommes passés chez St Viateur Bagel pour nous offrir une petite douceur : Une demi douzaine de bagel avec leur cream cheese. C'est la première chose que nous avons mangé en arrivant ici, il y a déjà plus de deux semaines. Voici quelques images, plutôt fidèles, mais sans l'odeur de ces petits pains tout juste sortis du four, le portrait n'est pas vraiment complet !



mercredi 22 août 2007

« It's a small small world »


« It's a small small world, la la la la la » répètent inlassablement les poupées vaudous de Disneyland, telle est une incantation maléfique. A vrai dire la prophétie semble vraie, jugez plutôt. Au cas où vous ne le sauriez pas, en ce cas ce billet fait office de cours de rattrapage avant la rentrée qui approche, Stéphanie est une accroc de l'aiguille, c'est d'ailleurs cette dangereuse passion qui avait failli nous coûter notre place dans l'avion. Attendez, je vois déjà nos amis des Renseignements Généraux et de la Sureté qui prennent des notes, messieurs, il s'agit ici de couture, nous n'avons aucun lien avec les cartels, vous pouvez retourner à vos cafés. Bien.


Et bien devinez quoi ? Notre rue est organisée de la façon suivante : d'un côté des habitations et de l'autre des bâtiments commerciaux avec des bureaux et quelques commerces, mais pas n'importe quels commerces, des magasins de tissus et de machines à coudre. C'est la première chose que nous avons vue en arrivant de l'aéroport avec le taxi. Pour être exact, il n'y a presque que ça sur le boulevard voisin qui mène directement au quartier mitoyen : Little Italy ! Suite du cours de rattrapage, Stéphanie tient son penchant pour le dé (à coudre) de sa mère, elle-même couturière. Quel rapport avec le pays de la pasta ? Disons juste que la maman en question est actuellement Championne du Monde de football ! Habiter à deux pas du quartier italien dans un coin qui regorge de magasin de machines à coudre et de tissus, quand on est une franco-italienne fil-o-phile, le monde est effectivement petit... ou alors notre agent immobilier, N, à vraiment eu un sacré coup de bol de tomber aussi juste.


En parlant de N, son dernier miracle a bien sa place dans cet article. Toujours dans les bons plans, elle nous a annoncé récemment qu'elle avait trouvé quelque chose pour Stéphanie : Une ancienne machine à coudre dans son meuble pour seulement 20$. Livraison programmée pour mardi 21, 9h. Sachant qu'une machine basique coûte minimum entre 100 et 150 $ neuve, cela paraissait étrange. La machine est arrivée. Elle est complète et opérationnelle ! Les marchands de tissus n'ont qu'à bien se tenir car c'est maintenant officiel, une nouvelle cliente est en ville !



mardi 21 août 2007

Voisins voisines


J'avoue ne pas avoir trop de souvenirs de cette série télé, je crois même avoir plus de souvenirs de la parodie qu'en avaient fait Les Nuls mais bon, puisque c'est le sujet de ce billet...

Au dessus de chez nous, il y a Adrian chez qui nous avons passé une partie de notre samedi soir. Il ne sera plus très longtemps notre voisin car il déménage mais pour l'instant il est encore là. Il vend quelques trucs et notamment sa voiture, une Honda rouge, pour 3500 $ (je crois) si ça intéresse quelqu'un... Adrian travaille dans le médical et part à Lausane pour reprendre des études et se spécialiser dans la recherche cellulaire (si j'ai bien compris). C'est un type sympa dont le hobby, en dehors de faire la fiesta, est de fabriquer des sièges en fibre de verre et autres matériaux... ce qui n'a pas manqué d'intéresser notre meuble-addict de N qui s'est empressée de prendre son contact, toujours pour son fameux « grand projet ».

Sur le côté, l'appart' mitoyen est occupé par Karine. Je me souviens qu'alors que nous étions encore en France, N. nous avait dit que nos voisins étaient musiciens. Nous avions eu peur que ce soit un groupe de rock, qu'il y ait une guitare et/ou une batterie. Heureusement, les instruments de prédilection de Karine sont l'accordéon et le piano. Elle est très discrète. On ne la voit jamais et on ne l'entend que quand elle joue. Les sons qui nous parviennent ne sont pas désagréables, ils nous rappellent Paris, enfin un Paris plus proche de « La cité des enfants perdu » que celui d'Amélie Poulain.


En parlant de musicien, il y a aussi un type dans le coin qui joue du saxophone. Très inspiré par le jazz, voire le freejazz, il ajoute parfois une ambiance « Lost Highway » qui va très bien avec notre téléphone.


Pas trop d'image aujourd'hui, juste un cliché insolite pris lors de la fête chez Adrian. Posé sur la table entre les bouteilles, je suis tombé sur un objet qui m'était familier. Pourquoi ? Parce que je le connais depuis mon enfance, il est rangé dans le placard de la cuisine chez mes parents et je peux dire qu'il en a vu des chocolats chauds ! Maman, papa, merci de m'envoyer une photo du mug en question, pour prouver au monde entier qu'il a bel et bien un frère jumeau !


dimanche 19 août 2007

Saturday Night Fever vs Matin Bonheur


Mercredi dernier vers 21h, notre sonnette retentit. « Salut moi c'est Adrian, je suis le voisin au dessus et samedi je fais une party. Je voulais vous prévenir que je vais surement faire du bruit, pour savoir si ça vous dérange pas... et aussi si vous voulez passer bien sur c'est cool. ». Le rendez-vous est pris.

Arrive le samedi, une journée plutôt calme. Nous partons nous balader pour bien connaître les environs et à notre retour, le téléphone sonne. A l'autre bout du fil, c'est Anaïs, une française résidente à Montréal rencontrée chez N le lundi précédent.


En effet, lundi dernier, N nous avait conviés à une épluchette de blé d'inde, chez elle, en compagnie d'amis dont la plupart étaient français. L'épluchette de blé d'inde, terme mystérieux, était une dégustation d'épis de maïs. Achetés encore renfermés dans leur feuillage, les épis sont déshabillés par les convives puis cuits 6 minutes dans l'eau bouillante, délicieux.


Mais revenons à notre conversation,. Anaïs nous propose de venir nous joindre à elle le lendemain matin, 10h, pour aller au marché Jean Talon. Ce marché est connu comme le plus grand de la ville, mais aussi comme le plus intéressant de part la qualité et la variété de ce qu'on peut y trouver. Bien sur, on accepte !


23h, la musique commence à se faire entendre au dessus de chez nous. Nous avons proposé à N de venir avec nous et, malgré une petite chute de motivation due au froid (la nuit est fraiche, ça promet pour cet hiver), elle est chez nous histoire de prendre un verre avant de monter. Le lendemain elle part faire du camping et a prévenu qu'elle ne rentrerai pas tard. Bref, vers 23h30 nous entrons chez Adrian juste pour un petit quart d'heure. De la musique à fond, du monde qui parle, fort, un peu en français et beaucoup en anglais, une bonne soirée quoi. Pendant qu'on s'amuse, N travaille. Adrian déménage et du coup elle en profite pour en savoir plus sur ce qu'il va faire de ses meubles. Qu'est ce qui est à vendre, qu'est ce qui y est récupérable, le tout en prenant des emails pour son grand projet (vous en saurez plus ultérieurement). Au bout du compte, quand nous redescendons tous les trois, il est déjà 4h du matin. Tout le monde file se coucher, demain c'est Marché !


Debout 9h, un coup de fil à N qui n'a pas de réveil (elle nous accompagne au marché) et on se prépare. 10H, on est en retard, nous téléphonons à Anaïs pour la prévenir.. Couchée elle aussi à 4h, elle est encore au lit. Nous sommes synchros ! L'équipe au complet, nous partons au marché où notre expédition commence par un petit dej'. Ensuite c'est la visite. Explosion de couleurs et de saveurs, les odeurs toutes plus alléchantes les unes que les autres nous attaquent de toutes parts. Il est malheureusement impossible de faire figurer ces senteurs sur le blog, mais ces quelques photos vous montreront que Jean Talon n'a pas volé sa réputation, les fruits et légumes y sont vraiment magnifiques.


A ce sujet, vous vous souvenez que les frigos sont immenses, je pense avoir trouvé la raison. En fait je crois que c'est simplement à cause des oignons, comme ceux qu'on trouve à Jean Talon !


Bref, épuisées par le combat livré contre tant de gourmandises, nos défenses ont lâché vers 12h devant le stand du poissonnier. Nous nous sommes laissés tenter par du calamar frit.


Fatigués par la soirée et la petite nuit, la journée a commencé trop vite. Nous sommes donc rentrés pour faire une sieste, d'abord parce qu'on en avait besoin, ensuite parce qu'on l'avait bien méritée et enfin parce que c'est dimanche et le dimanche, que je saches, c'est le jour du repos ; )




samedi 18 août 2007

Kitchen stories


Assez parlé équipement, parlons un peu plus de l'appart'. Vous avez vu l'extérieur, voici enfin, pour le plaisir des petits et des grands – roulement de tambours – La cuisine !!!

Comme dans les soirées, c'est là que tout se passe... et c'est que là nous sommes le plus souvent. D'abord parce que cette pièce à une porte qui donne sur notre petite cours, ce qui est bien agréable, et ensuite parce qu'elle est mitoyenne de notre salon. On y trouve de nombreux placard, ainsi qu'un frigo, une cuisinière électrique, une machine à laver et une sécheuse. Au fond à droite, c'est la salle d'eau avec douche et toilettes.


Vous noterez que le frigo et l'électroménager en général est plutôt mastoc. Il faut dire qu'ici, ils ne manquent pas de place alors ils en profitent et ils ont bien raison. Je précise que la bouteille d'eau qui est dans le frigo est une bouteille de 4 litres... pour vous donner une idée de l'échelle. Pour le moment, on n'a pas vraiment testé le four, mais ça ne saurait tarder !





Connected !


C O N N E C T E D !


Déjà samedi, le temps passe plus vite que je ne pensais. Ce blog avait commencé sur les chapeaux de roues avec une mise à jour quotidienne et les messages s'espacent déjà dangereusement ! Milles excuses. Je vais essayer de remédier à tout ça. Rattrapons le temps perdu, je vous dois quelques messages, c'est parti !


Nous avons reçu notre modem mardi et la date d'activation était mercredi. Après quelques heures passées à m'énerver devant le PC, j'ai essayé d'appeler le service téléphonique jeudi... mais avec un téléphone à cadran, impossible de choisir une option quand on vous demande de « taper 1 ». Nous avons donc écumé les magasins pour trouver une téléphone à touches pas trop cher. Une fois rentrés, un appel à la hotline et en 5-10 minutes la connexion était activée. Nous sommes donc enfin de retour officiellement sur le net. Ouf ! L'apnée devenait un peu trop longue, limite dangereuse. Possesseurs de webcam, afficionados de MSN, utilisateurs de Skype... nous voilà !!!



mardi 14 août 2007

« J'en prendrai pour 1$ ! »

Initialement, ce bulletin était intitulé «En Aparté sans Pascale Clarke», mais je ne sentais pas trop ce titre, pas plus que je ne pouvais sentir ce qu'était devenu cette émission. J'ai donc préféré ressortir de la naphtaline cette bonne vieille réplique de film, que certains reconnaitrons, et que d'autres vont peut-être/surement chercher à localiser... Le jeu est ouvert, un paquet de M&M's au beurre d'arachides au premier qui m'enverra la bonne réponse par email.

Vous avez lu que nous nous équipons. Pour mener à bien cette mission nous passons une grosse partie de notre temps dans des boutiques aux noms poétiques tels que : « Dollarama », « Le luxe du dollar » ou « La maison du dollar ». Vu le temps qu'on y passe et le fier service qu'elles nous rendent, nous leur devions bien quelques lignes. Pourquoi ? C'est simple, ces enseignes ont la particularité de vendre tout et n'importe quoi pour la somme de 1$ par article (de la calculatrice aux décorations de Halloween, en passant par les ustensiles de cuisine et les macaronis au fromage déshydratés). En France nous avons l'équivalent dans certaine ville avec « Tout à 2€ » (anciennement « Tout à 10F »). Sachant que le dollar est à 0,70€ (me semble-t'il)... no comment. Bon on est quand même aller faire un raid chez Ikea hier, par sécurité.


Pour terminer sur quelques images, tout en restant dans la rubrique achat, voici quelques photos d'objets rapportés de nos expéditions. Rien de bien original, des trucs simples qui peuvent sembler accessoires mais qui brillent vite par leur absence.


Une brosse (classique)


Un verre à dent (contemporain)


Un très québecois "pichet à lait"

Le lait se trouve en packs mais aussi et surtout en "sachets", comme une sorte de recharge. On place directement le sachet dans le pichet, un petit coup de ciseaux pour ouvrir et hop, c'est prêt !


Le voici en situation :





dimanche 12 août 2007

« Téléphone, maison »

Les sacs vidés et leur contenu rangé nous pouvions nous atteler aux affaires courantes. Électricité, internet et téléphone. Pour l'électricité pas de véritable problème, mais pour le téléphone et internet, c'est une autre paire de manches. Heureusement, nous avons notre arme secrète, N (nous ferons un portrait de notre contact dans un prochain bulletin). Apparemment les prix varient du simple au n'importe quoi en fonction de pas mal de choses. En un coup de fil N nous avait dégoté une formule avantageuse (que je ne préciserai pas car trop compliquée mais bon), restait donc un seul hic : on a pas de téléphone. No problemo, une fois encore N est là ! « J'en ai un si vous voulez, je peux vous le prêter mais il est un peu... quand il sonne c'est un peu comme dans un film de David Lynch. ». Parfait ! Ni une ni deux il était installé.


Vous pouvez désormais nous joindre par téléphone. Comme vous le savez, il y a un léger décalage horaire de 6 heures entre la France et le Canada. Quand vous nous appelez, vous faîtes un bon de 6 heures dans le passé, alors que nous, nous appelons le futur. Ok cette analogie n'est peut être pas hilarante, mais avec notre téléphone à cadran tournant, elle prend vraiment tout son sens ! Pour appeler l'international à coup réduit nous faisons un code de 7 chiffres, puis le 33 pour la France et enfin les neuf chiffres du numero à joindre (on ne fait pas le 0). Monsieur Romejko ? Le compte est bon : 7 + 2 = 9 ; 9 + 9 = 18. 18 chiffres ! Ok le chiffre est symbolique pour les berrichons et pour les pompierophiles, mais pour en revenir à notre téléphone, ça fait surtout un paquet de tours de cadran et l'erreur devient vite fatale !




Note : le 514, prononcer cinq-un-quatre, sur le cadran du telephone correspond au code de la région de Montreal. Notre numero commence donc par ces chiffres. Pour le reste du numéro, nous vous le communiquerons par email (pour info les abonnés de Free peuvent nous appeler gratOs).


samedi 11 août 2007

Maratongs man

J'entends les cris de ceux qui veulent voir l'intérieur de l'appart', mais j'entends aussi ceux qui s'inquiètent. « A mon avis s'ils ne montrent pas l'intérieur c'est qu'il y a une raison. C'est petit, ou moche, ou les deux. Non, s'ils montrent pas c'est qu'en fait ils n'habitent pas là... ». Patience, tout vient à point à qui sait attendre. Nous devons recevoir notre modem bientôt, nous aurons une vraie connexion et tout sera plus simple. En attendant, voici des news du front.


Hier 10 aout, nous avons eu une petite pensée pour le Lieutenant Dan resté au pays. Peut-être parce que nous sommes allés aux Ressources Humaines du Canada pour nous faire immatriculer à l'Assurance Sociale, équivalent local de notre bonne vieille Sécurité Sociale, qui sert de couverture au Lieutenant. Mais surtout car c'était son B-Day. Happy Birthday mon Lieutenant !

Au bas mot cette petite balade en tongs fait dans les 8 à 10 km, parfait pour éliminer le milkshake de secours absorbé au kilomètre 6. Les pieds ont moins bien tenu le coup que les tongs, mais nous ne déplore aucune perte majeure.


Aujourd'hui samedi, nouveau maratong. Un peu moins de chemin (5 ou 6km) mais toujours aussi éprouvant. Montréal est très vallonée et il y a un soleil de plomb. On ne fait pas trop de photo pour l'instant car on s'occupe surtout de l'équipement de survie. On achète les divers ustensiles qui manquent (une fourchette par ci, un panier à linge par là, un rideau de douche funky... ).


A part ça, tout va bien, si ce n'est le fait qu'on soit surveillés de près du matin au soir. En effet, le 8 août, la patrouille des chats a envoyé un premier espion pour repérer notre QG. Le lendemain matin, il était de retour et l'après midi un second espion infiltrait notre camp de base. Pour le moment, plus de nouvelles. Nous allons tenter de soudoyer les prochains émissaires... Voici une photo du premier espion, installé sur notre fenêtre après sa première visite.


vendredi 10 août 2007

Immo Jimo

Certains chanceux ont déjà eu quelques photos par email, mais dans un soucis d'équité voici les premières images de notre hutte.

Côté Rue :

Parlons plus précisément de ce nouveau QG. Pour décrire un peu l'endroit disons que l'appart' se trouve dans un petit immeuble de 2 étages desservis par des escaliers extérieurs. Nous sommes au rez de chaussée-gauche au 5454.

L'avenue CASGRAIN, est une avenue classique avec sur le trottoir de droite des bâtiments d'entreprises et en face des habitations avec de petits jardins, dont le fameux 5454. C'est par ici qu'on entre chez nous.


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Côté Jardin :

Notre appart' possède aussi une porte de derrière en cas d'urgence (débarquement de la police montée, congère, panne de café, rupture de stock de doughnut...). Cette issue est dans la cuisine et donne sur notre jardinet. Par ici on accède à une ruelle qui relie l'arrière de toutes les habitations, et donc toutes les mini-cours. Reliant les jardins, cette ruelle est très verte et très calme. La sécurité y est assurée par les patrouilles régulières des chats du quartiers.


jeudi 9 août 2007

Plus fort que 24H !

7 août 2007

5h30
Le réveil sonne. L'unité doit être parée au départ dans 90 minutes. Une douche, un Benco, une ultime vérification des paquetages et tout le monde dehors.


7h15
L'esquade est dans le véhicule de transport de troupes avec armes et bagages. Nous partons vers un aéroport de campagne où nous attend le vol CRL900 qui nous conduira à Montréal.

9H30
Arrivé à l'aéroport avec un peu d'avance, deux heures en fait. Nous repérons les lieux, et passons au ravitaillement. Café, muffins, nous devons prendre des forces.

11h00
Nous effectuons une première mission. Un groupe dont je fais partie va inspecter le parking pendant que le second, plus téméraire, se charge de ce véritable champs de mine qu'est le premier étage et ses boutiques.

11h15
Le Lieutenant Dan m'envoie retrouver l'autre équipe en vue de la seconde mission : L'enregistrement. L'équipe en question a subi quelques impondérables, les filles ce sont perdue dans l'immensité aéroportuaire. Elles arrivent cependant au point de ralliement. Commence alors la phase dite "d'immersion".


11h45
Avec S, mon binôme, nous infiltrons la file du groupe fanatique "ceux qui attendent". La tension est presque palpable. Je ne le sais pas encore à cet instant mais S est armée. Elle conserve cependant un calme olympien. Le temps semble ralentir, mais nous tenons le coup sans être démasqués. Nous passons facilement le premier barrage. Ma légère surcharge pondérale, enfin celle mon sac, retarde quelque peu l'enregistrement. Nous négocions donc avec l'autochtone et en échange de quelques billets, nos sacs sont envoyés en soute. Nous continuons notre progression.


12H50
Nous abandonnons la compagnie pour continuer seuls. Arrive le passage des portiques. Avec une petite pensée pour Michael Scofield, nous déposons nos sacs et effets personnels dans un bac en plastique. Sur l'écran de contrôle, les deux préposés s'attardent un des sacs de S. Pour la première fois depuis longtemps, j'ai peur. A l'heure de la phobie terroriste, S n'a pas pu s'empêcher d'emporter une arme. Discret, maniable et surtout terriblement efficace, les ciseaux de broderie sont ses outils de prédilection. S joue en effet du ciseau comme personne, ce qui lui a d'ailleurs valu son surnom : « Serial Brodeuse». Les employés de l'aéroport ne veulent pas jouer aux héros pour 8€ de l'heure, ils nous laissent passer.

14h15
Ceintures bouclées, tablettes relevées, sièges redressés, nous décollons pour un vol qui durera 7H40. Pas de serpents dans l'avion, aucun terroriste, pas même un gremlins sur l'aile que nous voyons à travers le hublot. Le vol se déroule sans encombre, S a résisté à ses instincts couturiers
.


Attention : changement de fuseau horaire.


16H00 heure locale (22H00)
Décalage horaire oblige nous arrivons à 16H00, soit 22H00 heure française. Nous passons la douane et le service d'immigration sans problème.


16H45 (22H45)
A la sortie, notre contact, N, n'est pas là. Nous appelons notre base arrière à Morthomiers et apprenons que N a été retenue par les autorités locales. Elle est victime d'une machination gouvernementale visant à l'empêcher d'entrer en contact avec nous. Piégée, elle doit répondre devant un tribunal d'exception pour le chef d'accusation suivant : circulation à bicyclette dans une zone piétonne.


17H15 (23H15)
Nous nous engouffrons dans un taxi et quittons l'aéroport en direction de notre nouveau Quartier Général où nous attend N.


18H00 (0h00)
N est sur place. Nous découvrons notre QG.


18H30 (0h30)
A peine le temps de poser nos sacs que nous partons reconnaître le terrain. Direction l'Olympico pour notre premier café italien.


19H30 (1h30)
Nous avons une tonne de questions à poser à notre informateur. Elle a toutes les réponses, mais déphasés par le décalage horaire nous peinons à tout enregistrer. Nos investigations nous mènerons ensuite dans divers endroits stratégiques où nous pourrons nous fournir en pâtisseries et bières artisanales.


22H30 (4h30)
Nous sommes de retour au QG. Nous ouvrons nos sacs et rangeons une partie de nos affaires.


0H30 (6h30)
Nous sommes « debout » depuis 25H. Jack Bauer et John MacLain peuvent aller se rhabiller, idem pour les docteurs Green, Benton et Ross. Nous, on va se coucher.