vendredi 14 septembre 2007

Sugarland Express

Les derniers articles publiés parlaient beaucoup de moi et de mon actualité charcutière. Je vais revenir une dernière fois sur ce sujet, puis nous tournerons la page. On ne va pas faire le mois de septembre la dessus. Pour ce qui est de mon travail, donc, j'ai repris jeudi et je pense avoir à peu près trouver le rythme. Tout se passe bien d'autant que le chef qui s'occupe de la partie traiteur,Yvon, est de Baugy, pas loin de Bourges. Avec un berrichon dans les parages, je ne suis pas totalement perdu. Pour ce qui est du blog, par contre, j'avoue que je vous ai un peu laissé mariner. Le 5454 est de moins en moins quotidien, je vous l'accorde. Milles excuses amis lecteurs, je vais essayer de remédier à ça du mieux possible. Voici donc enfin, bandes de petits curieux, votre ration du jour en infos et anecdotes !


Comme je le disais votre serviteur a pas mal fait la une du 5454 Almost Daily News ces derniers temps. Permettez-moi donc de m'effacer devant la reine du jour, j'ai nommé Stéphanie. Je ne compte plus les courriers, emails, télégrammes, textos et autres pigeons voyageurs, sans parler du standard qui explose. Tout le monde se demande ce que fait la belle pendant que la bête charcute ! En dehors de sa recherche d'emploi, activité somme toute classique en se début d'aventure, notre tricoteuse cliquète. Les aiguilles sous pression, elle ne manque pas une seule occasion de faire avancer son projet nippon. Napperon ? Non, non, NIPPON. Stéphanie a en effet trouvé des protocoles d'expérimentation sur un blog japonais et, à l'instar du professeur Frankenstein, elle travaille actuellement à la réalisation de sa créature. Ne vous inquiétez pas, cette dernière n'est pas fabriquer à partir de reliques humaines, mais uniquement de laine. Pour le moment, il s'agit surtout de plusieurs morceaux éparses qui deviendront, si l'expérience se passe comme prévu : la tête, les bras, les jambes et la queue. Vous en saurez plus lorsque j'aurais entendu le professeur Christmannstein s'écrier : « IT'S ALIVE, ALIIIIVE ! » (Il est vivant, vivaaaaant).


Mais quel rapport avec le titre ? Patience, j'y viens. Depuis dimanche dernier, S. et Anaïs avaient prévu de se retrouver pour préparer une tarte aux bleuets (nom local des myrtilles). Mais voilà, pas facile de mettre cette opération en place. Lundi, Anaïs passe déposer l'ingrédient principal : les bleuets. Dans un joli petit panier, deux bons litres de myrtilles sauvages emménagent donc dans notre immense frigo. Il faudra cependant attendre le mercredi pour que les deux acolytes ne mettent leur menace à exécution. Si le début des hostilités était originalement planifié pour 10H, le lancement aura finalement lieu vers 14h. Tout l'après-midi, le 5454 empeste la pâte sablée et les bleuets. Insupportable. Je vous passe les détails de la préparation, mais au final le four accouchera de deux jumelles de belle taille suivies d'une quadruplette de demi-portions (voir photos). Non content de proposer ses productions en deux formats, l'atelier clandestin pousse le vice jusqu'à offrir deux finitions : brut ou crème ! J'en salive encore. Évidement, il est autorisé de faire de la pâtisserie chez soi, mais vu les proportions, il devenait difficile de faire passer tout ça pour de la consommation personnelle. Étant donné le risque que représentaient ses productions illégales, il a bien fallu les faire disparaître. La dernière part nous a quittés ce matin, au petit déjeuner.






Bizarrement, c'est peu de temps après cette disparition (dont je suis responsable) qu'est réapparu quelqu'un qui a déjà eu l'honneur de figurer dans ces pages, dans un article intitulé Bodyguard. Ce matin donc, devant notre porte, le fameux chat noir qui nous avait maintes fois raccompagnés à domicile était de retour. Eu égard à sa couleur, et aussi un peu au fait qu'il affectionne particulièrement trainer sous les voitures, nous avons appelé ce visiteur Carbon (prononcer Carbone). Je suis parti travailler et il était encore là à mon retour, surveillant le professeur Christmannstein. En bon chat qui se respecte, Carbon passe le plus clair de son temps à roupiller sur une des chaises de la cuisine, quand il n'est pas sur les genoux du professeur.



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